Les aventures judiciaires de Marine Le Pen pourraient n’être qu’une simple affaire de malversation impliquant des élus comme la France en a déjà connue dans le passé et en rester à une simple péripétie de la vie politique et judiciaire nationale.
Au cours des trois décennies passées, la liste est longue d’élus de tous niveaux, local ou national, qui ont été mis en cause par la justice pour des délits divers en relation avec leurs fonctions. Nombre d’entre eux ont été reconnus coupables et condamnés à des peines variables, très souvent assorties d’inéligibilité. La justice a frappé aussi bien à gauche, qu’au centre et à droite du spectre politique et parmi les condamnés ne figure pas que du menu fretin, mais nombre de ministres, d’anciens premiers ministres, et même deux anciens présidents de la République.
En quoi donc la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans de prison, dont trois avec sursis et cinq ans d’inéligibilité se distingue-t-elle du lot ? Continuer la lecture